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GAMARE Mai 2023

Samedi 13 Mai

                      Gamare sur l’île Saint Martin est située en face des salins, la carrière à côté a fourni les pierres pour l’édification des digues des salins. Après la pluie du matin, le ciel est dégagé, nous nous proposons de faire le tour de cette zone basse fréquemment inondée occupée par une sansouire*.

                        Nous observons les espèces halophiles* suivantes : Salicorne, Soude vraie, Inule faux crithme, Obione, Lavande de mer, Jonc maritime, Saladelle de Narbonne, Armoise bleutée, Arroche, Scirpe-jonc et au ras du sol sur le chemin la Frankénie hirsute fleurie.

                        Sur une partie surélevée nous avons la surprise de voir des Férules plus à leur place dans la Clape.

                        Sur le pourtour parmi les plantes fleuries notons : l’Urosperme de Daléchamps, le Chardon élégant, l’Astérolide épineuse, l’Anacycle en massue, la Chenillette et ses fruits curieux, le Tamaris de France, la Moutarde bâtarde, le Rapistre rugueux, la Mauve des bois et surtout, c’était le but de la sortie les superbes Scolymes à grandes fleurs, plantes patrimoniales protégées.

                          En montant un peu dans la garrigue, nous trouvons l’Immortelle, la Psoralée bitumineuse, la Chlore perfoliée, le Lin raide, la Vipérine commune, le Spartier, le Phlomis lychnite, le Phagnalon sordide et la Rue en fleurs.

                           En revenant par la route, côté salins, nous découvrons d’autres halophiles* : Bette maritime, Saladelle en baguette, Saladelle fausse férule, Choin noirâtre, Jonc aigu, Plantain à feuilles grasses .

                         Le ciel est devenu noir, le tonnerre gronde, nous rentrons juste avant une pluie diluvienne.

                           *Sansouire : milieu de vases salées temporairement inondé avec une végétation spécifique

                           *Halophiles : du grec halos: sel, plantes adaptées au sel. 

L
Spartium junceum
Blackstonia
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Les Abattuts Avril 2023

   Samedi 8 Avril

                      Nous nous retrouvons au pied des Abattuts Hauts par un bel après-midi ensoleillé. Le chemin que nous empruntons monte progressivement à travers garrigue et pinède avant de redescendre vers le Colombier.

                    Ce sont les Cistes cotonneux aux fleurs éphémères qui nous accueillent au pied des classiques de la garrigue ( Chêne kermes, Filaire, Laurier tin, Pistachier lentisque) ,au sol ce sont les Crépis sancta, les Soucis des champs et les habituelles Euphorbes (E des moissons, E réveil matin, E peplus, E dentée, E characias) ,également des Géraniums à feuilles rondes et des Érodiums à feuilles de mauve.

                   En continuant nous voyons l’Hélianthème poilu et la Fumana à feuilles étroites ( deux cistacées). Il faut être attentif pour voir tout près du sol la Mâche discoïde, la Vaillantie des murailles, Le Réseda raiponce, le Mouron des champs et le Buglosse des champs. Les Asphodèles porte cerises dressent leurs hampes blanches.

                   Les Chardons à petits capitules commencent tout juste à fleurir, nous observons quelques Pardoglosses à feuilles de giroflée et nous avons le plaisir de découvrir des Orobanches bleues du romarin.

                   Après quelques Ophrys de Forestier (anciennement fusca) et Ophrys bécasse c’est un parterre de Tulipes du midi et d’Iris nains qui nous arrête.

Avant de prendre le chemin du retour nous jetons un œil sur le canyon de la combe Lavit et la mer en toile de fond.

Amélanchier
Iris
T
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La Fontaine Mars 2023

       Samedi 18 Mars

          Le ciel est bien gris mais pas de pluie pour cette sortie sur l’île Saint Martin au dessus de la Fontaine en face du village.

          Dans les escaliers la pariétaire de Judée s’insinue dans les fissures tandis que les murs sont recouverts de Lierre .En haut des marches apparaissent les Macerons avec leurs ombelles fleuries, les Fumeterres grimpantes et de Gaillardot, les Géraniums à feuilles rondes et les Géraniums de Robert.

          Plus loin un petit champ bien fleuri d’astéracées (Crépis sancta,Laiteron délicat, Souci des champs) et d’Euphorbes ( des moissons,réveille matin, des jardins) et au milieu un peu courant Ail de Naples.

          En continuant nous trouvons des Sauges fausse verveine et les premiers Ophrys de mars.

          Dans la pinède les Buplèvres ligneux sont bien présents ainsi que des Lauriers tin fleuris, des Crépis bulbeux tapissent le sol.

          Une fois sortis de la pinède nous trouvons la Rue et quelques fleurs d’Asphodèle porte cerises. Les Azéroliers arborent leurs nouvelles feuilles ainsi que les Amandiers dont les fleurs tombent.

          Des Lamiers amplexicaules pointent de jolies fleurs qui mériteraient d’être examinées à la loupe.

          Ça et là apparaissent des Érodiums fétides (ou Érodiums des rochers) ce sont des plantes patrimoniales protégées.

          Nous nous arrêtons devant une belle étendue d’Iris nains bleus et jaunes et quelques Muscaris négligés sur fond de terre rouge.

          Sur le plateau dénudé pousse une multitude de Narcisses douteux et nous ne voyons qu’une unique fleur d’Aphyllante de Montpellier.

          Enfin c’est par une superbe vue sur le village que se termine cette sortie.

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Entre Peyral et Goutine Février 2023

Samedi 18 Février

          Aujourd’hui la sortie se déroule entre le Pech du Peyral et la Goutine, le temps est printanier.

          Les bords de chemin commencent à se colorer, c’est le Souci des champs qui domine suivi de l’Érodium à feuille de mauve, les autres Érodium (ciconium et moschatum) ne présentent que des rosettes. Les Fausses Roquettes prolifèrent dans les vignes que nous longeons.

          Nous remarquons les toutes premières fleurs isolées du Peigne de Vénus, de la Véronique cymbalaire et de la Fumeterre grimpante. Les rosettes de plantes en devenir sont nombreuses : Chardon élégant, autres chardons (type Carduus sp), Silène, Mauve sylvestre, Géranium à feuilles rondes, Géranium de Robert, Scabieuse…

          Les euphorbiacées sont présentes avec l’Euphorbe des moissons la plus précoce, l’Euphorbe péplus plus discrète mais abondante, l’Euphorbe characias avec son air penché qui précède la floraison, l’Euphorbe réveille matin qui commence à pousser, la Mercuriale annuelle.

          Nous rencontrons deux arbustes peu fréquents, un magnifique Filaire intermédiaire et un Pistachier hybride (saporta).

          Voici les Amandiers, ces précurseurs du printemps chargés de fleurs à l’odeur forte, puis c’est le spectacle attendu des magnifiques Globulaires au joli bleu.

         En se dirigeant vers la Fontaine des chevriers le terrain change, les plantes de garrigue s’affirment : Laurier tin, Alaterne, Camélée, Rouvet, Spartier, Chêne kermes, Genévrier cade, Ciste cotonneux, dans la pierraille : les premiers Iris nains, la Germandrée polium, le Phlomis, la Rue, un Narcisse douteux.

         Sur le chemin du retour, en position ombragée : le Polypode du pays de Galles, la Doradille, Le Nombril de Vénus.  

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Les Caunes Janvier 2023

                                  Les Caunes janvier 2023

          Le froid est glacial accentué par un Cers violent mais le soleil est présent sur cette petite boucle relativement bien abritée au pied des Caunes.

          Nous empruntons le sentier parallèle à la route qui mène aux Auzils. Tout le long du chemin les plantes sont nombreuses, parmi elles notons :

-Les rosettes de Scabieuse, Sauge verveine, Leuzée, Galactite élégant, Molène, Vipérine, Orchidées (Barlie et Ophrys).

-Les Euphorbes (des moissons, de Nice, peplus, characias).

-Les plantes desséchées : Séséli tortueux, Stéhéline, Dompte-venin, Carthame, Orobanche.

-En fleur seulement la Lobulaire maritime, La Mercuriale annuelle, quelques rares Reichardies, pour les Globulaires il faut patienter un peu.

-Des Férules arborent leur dentelle vert-tendre.

          Nous traversons la route et pénétrons dans la pinède, les arbustes sont nombreux : Filaire, Alaterne, Genévrier cade, Camélée, Genévrier de Phénicie, Buplèvre ligneux, Chévrefeuille des Baléares.

          Nous arrivons à ce curieux amphithéâtre de terrasses, le débroussaillage récent à mis en valeur les murets de pierres sèches parfaitement assemblées. Partout dans la Clape et sur Saint-Martin les vallons et les pentes sont coupés de murets et de terrasses témoignant d’anciennes pratiques agricoles et pastorales, ici le souci esthétique est patent. À proximité nous voyons un tapis de Géraniums à feuilles rondes et Géraniums de Robert, quelques Germandrées petit-chêne et à l’abri d’un mur le Nombril de Vénus.

          Pour finir nous nous dirigeons vers ce qui reste du magnifique bois de Lauriers nobles, l’incendie de cet été en a ravagé plus de la moitié. En descendant dans la dépression nous remarquons des Pistachiers hybrides et une Coronille valentina. Les Lauriers sont serrés et s’élèvent à 10 mètres, un fouillis de lianes desséchées, de Lierre et de Salsepareille s’y accroche donnant un aspect de forêt vierge, en sous-bois quantité de rejets de Lauriers et des Fragons.

Nous remontons aux voitures par une pinède au sol stérilisé par les aiguilles de pin.

Ruscu
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L’Île Saint Martin Décembre 2022

L’île Saint Martin

Samedi 5 décembre

La météo était pessimiste, finalement le ciel est couvert mais pas de pluie ni de vent, des conditions tout à fait acceptables pour herboriser sur l’ile Saint Martin.

Après avoir contemplé la vue sur les marais de Campignol et Mandirac, nous empruntons le sentier qui parcourt la garrigue entre la Combe Pierrasse et l’Estagnol (La « vallée »centrale qui coupe Saint Martin en deux).

Nous rencontrons bien sûr de nombreuses plantes sèches : Panicauts champêtres, Pallénis épineux, Trèfles à feuilles étroites, Stéhélines douteuses, Immortelles, Asphodèles, toute la série des chardons : Chardons élégants, Carthames, Carlines, Azurites, Scolymes d’Espagne, Onopordons.

Mais le renouveau est déjà à l’œuvre : tapis de Crépis bulbeux,

Euphorbes(characias, ségétalis, réveille matin), Barlies de Robert, Iris nains, rosettes de Vipérine et de Molène, ainsi que de nombreuses rosettes d’Astéracées que nous ne pouvons pas identifier en l’état, Cirses ? Chardons ?

Les seules fleurs que nous voyons sont les Lobulaires maritimes toujours présentes, les panicules jaunes des Coustelines et du sempiternel Séneçon du Cap, quelques Asters à feuilles d’orpin en sursis et de rares Érodium des rochers.

A la hauteur de la Combe de l’Abeille nous bifurquons vers le sentier du retour; après avoir traversé une garrigue à Romarins prédominants nous descendons au niveau des vignes. Entre vignes et garrigue nous découvrons de nouvelles plantes :

-Des restes d’Inules visqueuses et d’Érigérons.

-Quelques rares fleurs : Scabieuse, Calament népéta, Sauge verveine, Centaurée rude,Roquette jaune, Fausse roquette.

-Des plantes non fleuries : Mauve sylvestre, Géranium à feuilles rondes, Géranium à feuilles de mauve, Maceron, Peigne de Vénus, Psoralée bitumineuse, sur les rochers Phagnalon sordide et quelques discrètes doradilles.

La sortie se termine juste avant le crépuscule avec le spectacle des vignes flamboyantes.

Carthamus lanatus
Eryngium campestre
Galatella sedifolia
Reichardia picroides
Reichardia picroides
Euphorbia helioscopia
Teucrium
Lonicera
Smilax
Ruscus
Rosmarinus officinalis
Erodium foetides
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Tintaine Novembre 2022

Samedi 5 novembre

          Nous allons suivre le chemin parallèle au rec de Tintaine. Le soleil est de la partie et nous sommes bien abrités du Cers.

          Comme souvent au départ les plantes sont nombreuses ensuite les découvertes sont plus espacées. En bord de route nous trouvons : Séséli tortueux, Aspérule à l’esquinancie, Ononis minuscule, Inule visqueuse, Erigéron, Lampourde d’Italie, Panicaut champêtre, Trèfle à feuilles étroites, Séneçon du Cap, Carthame laineux, Laiteron délicat…

          Nous montons sur quelques mètres au milieu des pins d’Alep pour atteindre le point de vue sur le profond canyon de Tintaine, à partir de là le chemin est plat, nous rencontrons la Badasse, la Leuzée conifère dont les écailles dorées écartées laissent apparaître le duvet blanc des akènes, l’Azurite, le Bugle ivette, la Stéhéline douteuse.

          Les séquelles de l’incendie de juillet 2020 sont bien visibles, les Cistes cotonneux pyrophites en sont les bénéficiaires . Entre-autres nous remarquons quelques pieds de Crapaudine faux scordium, des rosettes de Molène sinuée, des Atractyles humbles, l’Euphorbe de Nice. Nous faisons la différence entre les fleurs mâles et femelles de la Salsepareille qui embaume ; les fleurs mâles du Cade ont épuisé leur pollen.

          Le sentier se resserre et c’est en file indienne que nous nous engageons dans un corridor de verdure : Filaires, Cades, Alaternes, Chênes kermes, auxquels s’accrochent les Clématites flammettes et les Salsepareilles, le tout surmonté de Pins d’Alep. Ça et là des Asters à feuilles d’orpin.Le rec tout proche est envahi d’une végétation luxuriante à majorité de Myrtes noirs et blancs et dans les endroits plus dégagés poussent le Scirpe-jonc et le Choin noirâtre.

Pour le plaisir nous prolongeons la sortie sous les pins jusqu’à la route verte sans rencontrer de nouvelles plantes sinon la Sauge fausse verveine et nous prenons le chemin du retour dans ce beau val de Tintaine.

Lotus dorycnium ou badasse (fabacée)
Camelée
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Granies Octobre 2022

Samedi 8 octobre

         La pluie du matin en ayant rebuté plus d’un(e), c’est en petit comité que nous entreprenons le tour de Granies en profitant d’une très belle éclaircie.

          Au pied de la carrière s’est installée la Soude vraie ,s’éloignant de peu de la sansouire qui entoure le village des pécheurs. En bord de route nous trouvons le Concombre d’âne, la Mauve sylvestre, la Centaurée rude, la Luzerne arborescente.

          Dans l’ancienne vigne retournée à l’état de friche, nous voyons le Panicaut champêtre, l’Érigéron, le Fenouil, le Séséli tortueux, le Pet d’âne, la Roquette jaune, l’Inule visqueuse en pleine floraison, l’Euphorbe des moissons, puis un magnifique Pistachier lentisque voisin d’un Azérolier couvert de fruits.

          En montant nous rencontrons : Alaterne, Chêne kermes, Camélée, Oléastre, Azurite, Atractyle humble, Rue, Stéhéline douteuse, Genet scorpion, Immortelle.

          En redescendant sur Gamarre, nous passons à côté de Myrtes noires et blanches, sur les talus qui bordent les vignes, pousse un fouillis de grimpantes : Salsepareille, Garance voyageuse, Asperge sauvage, Clématite flammette surmontées de Buplèvre ligneux aux ombelles jaunes.

          Pour finir un peu de couleur après toutes les plantes desséchées avec quelques fleurs d’automne : une Vendangeuse jaune rudéralisée semblable au crocus, le Plumbago d’Europe buissonnant avec ses fleurs bleues, les discrètes Scilles d’automne mauves et le Lyciet d’Europe qui vient de refaire feuilles et fleurs.

tt
Seseli tortuosum
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La Plage des Chalets Septembre 2022

samedi 17 septembre

Soleil et cers modéré nous accompagnent pour cette sortie à la plage des chalets.

Les chalets ont été construits sur pilotis sur un lido soumis aux fréquents coups de mer.Dans les années 70, une digue a été construite et le sol remblayé d’environ 70 cm pour mettre les chalets hors d’eau. En arrière de la digue le sable amené par le vent s’est accumulé et peu à peu une végétation s’est installée naturellement, constituée essentiellement d’espèces adaptées au sable mais aussi de plantes de friches et de quelques halophiles, les seules plantées étant les tamaris et les palmiers.

Nous avons pu observer :

     -Dans les parties les plus basses :

Le Jonc aigu, le Jonc maritime, le Scirpe jonc, le Roseau, ces plantes des milieux humides.

L’Aster écailleux .

Les rudérales: Erigéron, Lampourde d’Italie, Rumex crêpu, Barbon andropogon.

L’Inule faux crithme (halophile).

Les Gazanias sont omniprésents, cette plante originaire d’Afrique du sud s’est invitée partout entre les chalets.

        -Sur les petites dunes :

Les fourrés de Lavande de mer, d’Arroche et d’Oliviers de Bohème

Le Panais épineux, l’Euphorbe des sables, la Soude brûlante, le Cakilier, la Luzerne marine, le Pied de lièvre, l’envahissante Figue des Hottentots (Griffe de Sorcière), le Panicaut maritime.

A l’abri de la murette s’est installé curieusement un Pistachier lentisque.

          -Sur la digue :

Entre les rochers le bien-nommé Perce-pierre (Crithme maritime) et ses jolies ombelles.

Deux Faux indigotiers.

      -Côté mer :

Sur la partie soumise aux coups de mer quelques touffes de Salicorne à gros épis.

Les dunes à l’état embryonnaire sont fixées par le Sporobole piquant (Plante pionnière).

A la limite des laisses de mer l’Euphorbe péplis sur la liste rouge de protection mais qui à Gruissan semble en expansion.

La Renouée maritime.

     -Nous nous dirigeons vers le bord de l’avant-port

Sur le cordon de sable nous retrouvons les plantes déjà citées plus le Chiendent des sables et l’Oyat du midi grands fixateurs des dunes, le Corisperme plante venue mystérieusement de Mongolie, aperçue pour la première fois il y a quarante ans à Mateille.

Au ras de l’eau nous trouvons les plantes typiquement halophiles: Limonium raide, Limonium à feuilles de lychnis, Limonium de Narbonne, Soude maritime, Obione, Laîche étirée, Plantain à feuilles grasses, Armoise bleutée, Héliotrope de Curaçao,

Au total nous avons pu voir plus d’une cinquantaine de plantes du bord de mer dont la richesse se révèle au promeneur attentif.  

Sporobolus pungens
Euphorbe peplis
Medicago arborea
Echinophora
Limbarda
Juncus acutus
Corisperme
Juncus maritimus
Anthemis maritima
Limonium à feuilles de lychnis auriculiursifolium
Limonium à feuilles de lychnis auriculiursifolium
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LeRoc de Conilhac Mai 2022

samedi 14 mai

               Le Roc de Conilhac, une île au milieu des marais, est un lieu privilégié pour l’observation des migrations ; végétation des marais et végétation des garrigues se rencontrent ici avec des limites floues auxquelles s’ajoutent les plantes des friches et bords de chemins.

               Dans ce qui semble être une ancienne carrière, les déblais sont envahis d’une végétation exubérante : Galactites laiteux (ou élégants), Mauve des bois, Urosperme de Daléchamps, Anacycle en massue, Chardons à petits capitules, Plantains corne de cerf, Plantains pied de lièvre en abondance, un fouillis d’Érodiums à feuilles de mauve, de Laiterons, de Gaillets gratteron, des poacées telles que: Brome de Madrid, Orge des rats et Dactyles agglomérés avec des incursions de Soude vraie et de Bette maritime . Ça et là quelques pyramides de Vipérines des Pyrénées et des chandelles de Molène de Boerhaave . Dans les rochers qui surplombent on remarque des Phagnalons sordides et des Pariétaires judaïques.

               En contournant le Roc nous longeons le marais avec les Joncs maritimes, les Roseaux, la Soude vraie, les Salicornes, l’Inule faux-crithme, l’Obione, l’Armoise bleutée ; côté rocher : Camélée à trois coques, Pistachier lentisque, Alaterne, Amandier et Spartier à l’odeur suave.

               Nous montons parmi un tapis jaune d’Orpins âcres et quelques touffes de Jasmin d’été. En haut la vue s’étend à 360 degrés sur les marais de Mandirac et Capitoul et l’étang de Campignol. Nous observons les Onopordons d’Illyrie, les Molènes de Boerhaave, les touffes de Germandrée avec sans doute parmi elles la rare Germandrée à étamines courtes, les trèfles étoilés, le Calament nepeta et une belle touffe de Lychnites.

               Nous redescendons et poursuivons le tour du Roc, sur les talus poussent le Crithme maritime, la Paronyque avec ses bractées argentées,l’Aphyllante de Montpellier, l’Immortelle, le Plantain blanchissant, la Chenillette, la Coronille queue de scorpion, la Sauge verveine et les Tamaris de France.

Scorpius muricatus
Allium porrum porrum (ampeloprasum)